ISDE 2026 au Portugal : résultats, classements et résumés des Six
C'est l'un des rendez-vous les plus prestigieux de la planète enduro. Du 12 au 17 octobre 2026, les meilleurs pilotes du monde se retrouvent à Grândola, au Portugal, pour disputer la 100e édition des ISDE, désormais officiellement appelés les 6DAYS FIM Enduro of Nations. Six jours de compétition, des centaines de kilomètres à parcourir, des spéciales chronométrées et une seule ambition : faire briller son pays sur la scène internationale.
Véritable championnat du monde des nations de l'enduro, cette épreuve mythique rassemble des centaines de pilotes venus des quatre coins du monde. Entre vitesse, endurance, mécanique et gestion de l'effort, les ISDE constituent un défi unique, aussi exigeant pour les hommes que pour les machines.
Cette année, l'équipe de France Trophée arrive au Portugal avec de solides ambitions. Emmenés notamment par Zachary Pichon, Julien Roussaly, Léo Le Quéré et Léo Joyon, les Tricolores entendent bien rivaliser avec les meilleures nations mondiales, à commencer par l'Italie, tenante du titre.
Retrouvez dans cet article tout ce qu'il faut savoir sur les ISDE 2026 : leur histoire, leur fonctionnement, les équipes engagées et surtout le résumé de chaque journée de compétition, avec un regard particulier sur les performances françaises.
ISDE 2026 : résumés et résultats jour par jour
Jour 4 – Jeudi 15 octobre : coup dur pour les Juniors français, l'Italie conforte son avance
Cette quatrième journée des ISDE 2026 au Portugal a été raccourcie en raison de la poussière omniprésente, avec seulement trois spéciales chronométrées au programme. Une journée plus courte, mais particulièrement mouvementée pour l'équipe de France !
Dans le World Trophy, l'Italie poursuit sa domination et porte son avance à 3 minutes et 39 secondes sur les Français. Zachary Pichon, Julien Roussaly, Léo Le Quéré et Léo Joyon conservent néanmoins une solide deuxième place devant la Suède. Au classement individuel, Josep Garcia remporte sa troisième journée consécutive devant Andrea Verona et Zachary Pichon, tandis que l'Italien reste leader du classement scratch cumulé.
Le véritable coup dur concerne les Juniors français. Alors qu'ils occupaient la première place avec 42 secondes d'avance sur l'Italie, Thibault Giraudon est victime d'un problème mécanique sur sa Fantic avant même la première spéciale. Contraint à l'abandon, il entraîne l'élimination de l'équipe de France du classement Junior World Trophy. Un scénario cruel pour les Tricolores, qui réalisaient jusque-là une superbe compétition.
Chez les féminines, la France poursuit sur sa lancée et conserve sa troisième place derrière les États-Unis et l'Australie, avec une avance confortable sur la Nouvelle-Zélande.
À deux journées de l'arrivée, les Bleus restent donc en course pour deux podiums. Rendez-vous vendredi pour la cinquième journée, avant la grande finale de motocross samedi !
Jour 3 – Mercredi 14 octobre : la France résiste et conserve ses trois places sur le podium
Changement de décor pour cette troisième journée des ISDE 2026. Les pilotes découvrent une nouvelle boucle autour de Grândola, en direction de Santiago do Cacém, avec près de 260 kilomètres au programme. Les terrains sablonneux font leur apparition, mais la poussière reste le principal adversaire des concurrents.
La journée est également perturbée par des problèmes de chronométrage qui contraignent les organisateurs à annuler les deux passages dans la spéciale de Santo André. Les pilotes ne disputent finalement que quatre spéciales chronométrées au lieu des six initialement prévues.
Au World Trophy, l'Italie conserve sa première place, mais la France parvient cette fois à faire jeu égal avec les Transalpins. Sur l'ensemble de la journée, les quatre pilotes français ne concèdent qu'un peu plus d'une seconde à leurs adversaires. Une belle démonstration collective qui permet aux Bleus de conserver leur deuxième position, à 3 minutes et 26 secondes des Italiens.
Zachary Pichon poursuit sa remarquable semaine en signant une nouvelle troisième place au scratch individuel. Julien Roussaly termine huitième et remporte pour la troisième fois consécutive la catégorie Enduro3. Léo Joyon et Léo Le Quéré contribuent également à cette solide performance collective, indispensable pour maintenir la France à distance de la Suède.
Chez les Juniors, la dynamique reste excellente. Thibault Giraudon, Clément Clauzier et Romain Dagna terminent respectivement troisième, quatrième et cinquième de leur catégorie sur cette journée. Une régularité impressionnante qui permet à la France de porter son avance sur l'Italie à 42 secondes au classement général. Rien n'est encore joué, mais les jeunes Tricolores confirment qu'ils ont les moyens de viser la victoire finale.
Les féminines françaises poursuivent elles aussi leur belle compétition. Solidement installées à la troisième place, elles disposent désormais d'une avance confortable sur leurs poursuivantes néo-zélandaises. Devant, les États-Unis restent en tête, malgré la résistance de l'Australie.
Au classement individuel, le duel entre Josep Garcia et Andrea Verona continue d'animer la compétition. L'Espagnol remporte cette troisième journée avec onze secondes d'avance sur son rival italien, qui conserve néanmoins la tête du classement scratch cumulé.
À mi-parcours, le bilan est donc très positif pour l'équipe de France : deuxième du World Trophy, première chez les Juniors et troisième chez les féminines. Trois podiums provisoires qui donnent forcément quelques idées pour la suite. Mais dans une compétition aussi exigeante que les ISDE, rien n'est acquis avant le dernier drapeau à damier !
Jour 2 – Mardi 13 octobre : l'Italie creuse l'écart, les Juniors français prennent la tête
Pour cette deuxième journée, les concurrents retrouvent les mêmes parcours et les mêmes spéciales que la veille. Un avantage pour ceux qui ont mémorisé les trajectoires, mais aussi une difficulté supplémentaire : les passages répétés ont profondément dégradé le terrain. Les ornières se creusent, les appuis deviennent piégeux et la poussière continue de compliquer sérieusement la tâche des pilotes.
Au classement du World Trophy, l'Italie confirme sa domination. Andrea Verona et ses coéquipiers réalisent une nouvelle prestation collective de haut niveau, portant leur avance sur la France à 3 minutes et 24 secondes. Les Tricolores conservent néanmoins leur deuxième place, devant la Suède, tandis que les États-Unis profitent des difficultés britanniques pour remonter au quatrième rang.
La bataille individuelle offre un magnifique duel entre Josep Garcia et Andrea Verona. Cette fois, c'est l'Espagnol qui prend le dessus pour seulement deux secondes, malgré une chute dans l'avant-dernière spéciale. Zachary Pichon confirme sa régularité en décrochant la troisième place du scratch. Julien Roussaly poursuit également son excellent début de compétition avec une deuxième victoire consécutive en Enduro3.
Mais la grande satisfaction française de cette deuxième journée vient des Juniors ! Thibault Giraudon, Clément Clauzier et Romain Dagna profitent de leur homogénéité pour prendre les commandes du Junior World Trophy. Ils comptent désormais 29 secondes d'avance sur l'Italie, dont l'un des pilotes, Kevin Cristino, roule diminué par une blessure à l'épaule.
Chez les féminines, les États-Unis continuent de dominer les débats devant l'Australie. La France gagne une position et s'installe sur la troisième marche du podium provisoire.
Après deux journées, les trois équipes françaises sont donc toutes placées sur le podium de leur catégorie. Un bilan particulièrement satisfaisant, même si la route vers l'arrivée reste encore longue.
Jour 1 – Lundi 12 octobre : l'Italie frappe fort, la France répond présent
Les ISDE 2026 sont lancés ! Et pour cette première journée de compétition, les organisateurs n'ont pas franchement décidé de ménager les organismes. Plus de 270 kilomètres à parcourir, six spéciales chronométrées et une poussière omniprésente : les pilotes ont immédiatement compris que cette édition portugaise ne serait pas une promenade de santé.
Dès les premières spéciales, l'Italie affiche ses ambitions. Tenants du titre, les Transalpins prennent rapidement les commandes du World Trophy grâce à une équipe particulièrement homogène et à un Andrea Verona des grands jours. Le pilote italien remporte les trois premières spéciales et s'impose au classement scratch de cette journée inaugurale, devant l'Espagnol Josep Garcia et l'Italien Morgan Lesiardo. Zachary Pichon termine quatrième, à seulement deux secondes du podium individuel.
Du côté des Français, le bilan est particulièrement encourageant. Zachary Pichon, Julien Roussaly, Léo Le Quéré et Léo Joyon réalisent une prestation collective solide et permettent à la France de terminer cette première journée à la deuxième place du World Trophy, à 1 minute et 23 secondes de l'Italie. La Suède complète le podium provisoire, devant la Grande-Bretagne et les États-Unis.
Les bonnes nouvelles françaises ne s'arrêtent pas là. En Enduro3, Julien Roussaly réalise une superbe entrée en matière en remportant sa catégorie devant le Britannique Brad Freeman. Chez les Juniors, la sélection tricolore se positionne également à la deuxième place derrière l'Italie, tandis que les Françaises occupent le quatrième rang du Women's World Trophy, dominé par les Américaines.
Une première journée prometteuse pour les Bleus, même si l'Italie a clairement annoncé la couleur. Et avec encore cinq jours à disputer, mieux vaut garder quelques forces sous la poignée !
Que sont les ISDE, les Six Jours Internationaux d'Enduro ?
Créés en 1913 en Grande-Bretagne sous le nom d'International Six Days Trial (ISDT), les ISDE constituent la plus ancienne compétition internationale de moto tout-terrain organisée sous l'égide de la Fédération Internationale de Motocyclisme. Plus d'un siècle après leur création, ils restent une référence incontournable de l'enduro mondial.
Le principe est simple sur le papier : réunir les meilleurs pilotes de différentes nations et les faire s'affronter pendant six journées consécutives. Mais contrairement à une manche traditionnelle du Championnat du Monde EnduroGP, les ISDE accordent une place centrale à la performance collective. Ici, un pilote ne roule pas uniquement pour son propre classement, il défend aussi les couleurs de son pays.
Chaque journée alterne de longues liaisons sur des parcours variés et plusieurs spéciales chronométrées. Les concurrents doivent respecter des horaires précis, gérer leur fatigue et entretenir leur moto dans des conditions réglementées. Une panne mécanique, une chute ou une pénalité peuvent rapidement compromettre le résultat de toute une équipe.
C'est précisément ce qui fait le charme des ISDE : il ne suffit pas d'être le plus rapide pendant quelques minutes. Il faut aussi être régulier, préserver sa mécanique et rester performant pendant près d'une semaine. Une discipline où l'on découvre parfois que savoir manier une clé de 10 peut être presque aussi important que de savoir tourner la poignée de gaz.
Comment fonctionnent les ISDE ?
Les ISDE réunissent plusieurs catégories de compétiteurs, avec des classements individuels et par nations.
Le World Trophy constitue la catégorie reine. Chaque pays engage quatre pilotes dont les résultats sont cumulés pour établir le classement général. Le Junior World Trophy rassemble trois pilotes de moins de 23 ans, tandis que le Women's World Trophy permet aux équipes féminines de s'affronter avec trois représentantes par nation.
En parallèle, de nombreuses équipes de clubs participent également à la compétition, faisant des ISDE une épreuve qui réunit aussi bien les stars mondiales de l'EnduroGP que des pilotes amateurs particulièrement aguerris.
Pendant les cinq premières journées, les pilotes enchaînent les parcours d'enduro et les spéciales chronométrées. La sixième journée se termine traditionnellement par une épreuve de motocross, souvent décisive pour départager les équipes encore en lutte.
Le classement se construit sur l'addition des temps et des éventuelles pénalités. La régularité collective devient donc essentielle : une équipe composée de quatre pilotes solides peut parfaitement prendre le dessus sur une nation possédant un pilote exceptionnel, mais moins homogène.
ISDE 2026 : direction Grândola, au Portugal, pour la 100e édition
Pour cette édition anniversaire, les ISDE posent leurs valises à Grândola, dans la région de l'Alentejo, au sud de Lisbonne. Le Portugal accueille une nouvelle fois l'élite mondiale de l'enduro, avec un parcours qui promet de mettre les organismes et les mécaniques à rude épreuve.
Au programme, environ 1 500 kilomètres répartis sur six jours, avec des terrains particulièrement variés. Pistes rapides, secteurs sablonneux, chemins forestiers et spéciales techniques composent le menu de cette centième édition.
Les conditions météorologiques jouent également un rôle important. Dès les premières journées, la sécheresse et l'importante quantité de poussière soulevée par les motos compliquent considérablement la visibilité, transformant certains passages en véritables exercices de navigation à l'aveugle. Pas forcément l'idéal lorsqu'on cherche à grappiller quelques secondes au chronomètre !
Le plateau 2026 est particulièrement relevé avec notamment l'Espagnol Josep Garcia, l'Italien Andrea Verona, le Français Zachary Pichon ou encore le Britannique Brad Freeman. Autant de spécialistes capables de faire la différence dans les spéciales et de porter leur équipe vers la victoire.
Équipe de France ISDE 2026 : trois sélections ambitieuses
La France se présente au Portugal avec de solides ambitions dans les trois catégories majeures. Après avoir régulièrement démontré sa compétitivité sur la scène internationale, la délégation tricolore entend bien jouer les premiers rôles face à l'Italie, aux États-Unis, à la Suède et aux autres grandes nations de l'enduro.
Le World Trophy attire naturellement une grande partie de l'attention, avec une équipe composée de Zachary Pichon, Julien Roussaly, Léo Le Quéré et Léo Joyon. Un collectif qui associe vitesse de pointe, expérience et homogénéité, trois qualités indispensables pour espérer monter sur le podium après six journées de compétition.
Chez les Juniors, la France peut compter sur Thibault Giraudon, Clément Clauzier et Romain Dagna. Les trois pilotes possèdent les qualités nécessaires pour rivaliser avec les meilleures sélections mondiales, notamment l'Italie et les États-Unis.
Enfin, l'équipe féminine française entend également défendre ses chances, avec Charlène Bouton, Justine Martel et Mauricette Brisebard.